

La désinformation, la manipulation de l’information et les ingérences informationnelles constituent aujourd’hui des défis majeurs pour les démocraties européennes. Leur développement ne se limite plus à la circulation ponctuelle de fausses informations : ces phénomènes peuvent affecter la qualité du débat public, fragiliser la confiance des citoyens envers les institutions, accentuer les phénomènes de polarisation et peser sur les conditions dans lesquelles s’exerce la citoyenneté démocratique.
Les mécanismes à l’œuvre sont multiples : exploitation de fractures sociales, politiques ou culturelles préexistantes, campagnes d’influence coordonnées, diffusion massive de contenus, opacité de certains mécanismes algorithmiques, développement de l’intelligence artificielle ou encore constitution de “bulles” informationnelles.
Le projet porté par EUROPA souligne ainsi le caractère désormais systémique de ces enjeux et leurs conséquences potentielles pour les institutions démocratiques, les organisations de la société civile et les publics les plus vulnérables.
Face à ces transformations profondes de l’espace informationnel européen, EUROPA-ONG propose la création, au sein de la Conférence des OING du Conseil de l’Europe, d’un Comité “Désinformation et Résilience démocratique“ pour la période 2027-2029.
L’ambition est claire : donner à la société civile organisée, un espace européen permanent de réflexion, de coopération et de proposition afin de contribuer au renforcement de la résilience démocratique.
Ce projet s’inscrit dans le prolongement direct du 29ᵉ colloque européen d’EUROPA, organisé en novembre 2025 sur le thème : “L’action publique en Europe à l’épreuve de la désinformation : quelles réponses pour protéger la démocratie ?“
Les travaux menés à cette occasion ont mis en évidence l’ampleur croissante des phénomènes de manipulation informationnelle et de circulation de contenus trompeurs ou délibérément falsifiés.
Ils ont également montré la nécessité de dépasser les réponses exclusivement techniques pour construire une approche associant les dimensions juridiques, institutionnelles, éducatives, médiatiques et civiques.
C’est à partir de ce constat qu’EUROPA a souhaité prolonger la dynamique engagée en proposant de la structure à l’échelle du Conseil de l’Europe.
Le projet repose sur une conviction : la résilience démocratique ne peut être construite par les seules institutions publiques.
Elle suppose également des citoyens capables d’exercer leur esprit critique, des médias pluralistes, une recherche indépendante, des acteurs éducatifs mobilisés et une société civile suffisamment structurée pour identifier les menaces, partager les expériences et élaborer des réponses collectives.
La Conférence des OING du Conseil de l’Europe constitue un cadre particulièrement adapté à cette ambition.
Elle permet de mobiliser un réseau européen représentatif de la société civile, de s’appuyer sur l’ancrage territorial des organisations qui la composent, de réunir des expertises issues de disciplines différentes et d’inscrire les réflexions conduites dans l’environnement institutionnel du Conseil de l’Europe.
Le projet présenté par EUROPA identifie précisément ces 4 atouts : réseau européen structuré, ancrage local, expertise pluridisciplinaire et proximité avec les autres organes du Conseil de l’Europe.
Le futur Comité n’aurait donc pas vocation à constituer un observatoire supplémentaire de la désinformation. Il serait avant tout un espace de travail et de production collective, permettant de transformer l’expertise et les expériences de terrain en analyses, ressources et recommandations susceptibles d’alimenter les travaux de la Conférence des OING et, plus largement, les réflexions conduites au sein du Conseil de l’Europe.
Le programme envisagé s’organise autour de quatre axes complémentaires, correspondant aux différentes dimensions de la résilience démocratique.
1. Cadre juridique et démocratique
Le Comité aurait vocation à suivre et analyser l’évolution des dispositifs juridiques et des mécanismes de régulation, à étudier les campagnes d’influence et leurs conséquences sur les processus démocratiques et à réfléchir à l’articulation nécessaire entre lutte contre la manipulation de l’information, régulation des plateformes, transparence algorithmique, liberté d’expression et pluralisme de l’information.
Les premières propositions de programme prévoient notamment d’associer juristes, universitaires, institutions européennes, autorités indépendantes et spécialistes des politiques numériques.
2. Éducation, citoyenneté et littératie médiatique
La résilience démocratique passe également par la capacité des citoyens à comprendre l’environnement informationnel, à évaluer la fiabilité des sources et à exercer leur jugement critique. Le projet entend ainsi valoriser les politiques d’éducation aux médias et à l’information, les dispositifs pédagogiques favorisant l’esprit critique ainsi que le rôle des écoles, universités, associations, bibliothèques et médias de service public.
Une attention particulière pourrait être portée aux jeunes, mais également aux adultes et aux publics éloignés de l’information institutionnelle.
3. Protection et renforcement des capacités de la société civile
Les ONG elles-mêmes peuvent être la cible de campagnes de dénigrement, de délégitimation ou de manipulation informationnelle. Le Comité pourrait donc travailler sur des mécanismes d’alerte et de solidarité entre organisations, sur le partage de stratégies de réponse et, plus généralement, sur le renforcement des capacités de la société civile européenne face aux attaques informationnelles.
4. Coopération européenne et institutionnelle
Enfin, la multiplication des initiatives impose d’éviter la dispersion des efforts. Le projet prévoit de développer les synergies entre organisations, experts et institutions, de favoriser la circulation des bonnes pratiques et d’articuler les travaux du Comité avec les initiatives déjà conduites à l’échelle européenne. L’objectif est de contribuer à une réponse mieux coordonnée et fondée sur la coopération plutôt que sur la juxtaposition des actions.
L’une des originalités du projet réside dans sa méthode.
La désinformation ne peut être appréhendée sous le seul angle des technologies numériques. Elle interroge simultanément le droit, les sciences politiques, les politiques publiques, l’éducation, les médias, la sociologie, la communication, les sciences du numérique et le fonctionnement même de la société civile.
C’est pourquoi EUROPA souhaite réunir autour du futur Comité deux communautés complémentaires : les OING membres de la Conférence et un collège européen d’experts.
Dans sa configuration actuellement envisagée, le Comité reposerait sur une gouvernance ouverte et pluridisciplinaire associant au moins cinq OING membres de la Conférence et au moins sept experts européens, issus notamment des mondes académique, juridique, médiatique et institutionnel.
Ce sont d’ailleurs des conditions d’éligibilité du comité pour pouvoir être approuvé par la Conférence des OING, réunie en Assemblée Générale.
La constitution de ce réseau est déjà engagée. EUROPA a lancé un appel à manifestation d’intérêt auprès d’experts et des OING membres de la Conférence.
Plusieurs organisations ont manifesté leur intérêt pour participer à cette démarche. L’objectif est de constituer progressivement le noyau d’OING et d’experts appelé à porter collectivement le projet.
Cette méthode doit permettre de croiser la connaissance scientifique, l’expertise juridique et institutionnelle et l’expérience concrète des acteurs de terrain.
Le Comité est conçu comme une structure de travail orientée vers des réalisations concrètes.
Les premières réflexions conduites par EUROPA prévoient un fonctionnement associant travaux à distance, webinaires thématiques, rencontres en présentiel à Strasbourg et production régulière de documents de synthèse.
Des webinaires pourraient notamment être consacrés au cadre juridique européen, à la régulation et aux responsabilités démocratiques, ainsi qu’à l’éducation aux médias, à la citoyenneté critique et à la résilience civique.
Une rencontre annuelle à Strasbourg constituerait un temps fort du programme. Elle permettrait de confronter les analyses produites, de réunir chercheurs, représentants institutionnels et acteurs de terrain, d’identifier des convergences européennes et de dégager des pistes d’action communes.
Au terme de chaque cycle de travail, la démarche pourrait déboucher sur la production de synthèses permettant de faire émerger les tendances observées en Europe, capitaliser les pratiques significatives et formuler des recommandations opérationnelles à destination de la Conférence des OING et des instances concernées du Conseil de l’Europe.
L’enjeu est donc de construire une chaîne d’actions complète : observer → comprendre → confronter les expériences → partager les bonnes pratiques → formuler des propositions → contribuer au débat européen.
La démarche portée par EUROPA repose sur un principe essentiel : combattre la désinformation tout en garantissant pleinement les libertés qui fondent la démocratie européenne.
La lutte contre les manipulations informationnelles ne saurait en effet conduire à fragiliser la liberté d’expression, la liberté d’opinion ou le pluralisme de l’information.
Le projet entend au contraire inscrire ces différentes exigences dans une même réflexion, conformément aux principes portés par le Conseil de l’Europe.
Il se réfère notamment aux Principes de Reykjavik pour la démocratie, qui soulignent le rôle fondamental de médias libres, indépendants, pluralistes et diversifiés et inscrivent la lutte contre la désinformation dans le respect du droit international, notamment de la liberté d’expression et d’opinion.
Cette approche constitue un élément central du projet : renforcer la démocratie par davantage de connaissance, d’esprit critique, de coopération et de participation citoyenne, plutôt que par une restriction du débat démocratique.
Le projet est conçu selon une montée en puissance progressive.
La période 2026-2027 constitue la phase de structuration : mobilisation des OING, constitution du collège d’experts, consolidation des priorités, définition de la gouvernance et formalisation du projet. La proposition a vocation à être portée collectivement devant la Conférence des OING, avec comme échéance structurante son Assemblée générale d’avril 2027.
La période 2027-2029 correspondrait ensuite à la phase de mise en œuvre, avec le déploiement des travaux du Comité et la production de ses différents livrables. Cette articulation entre une phase de structuration puis une phase opérationnelle figure explicitement dans la feuille de route élaborée par EUROPA.
À travers ce projet, EUROPA-ONG entend mettre son expérience des réseaux européens, du dialogue entre chercheurs et praticiens et de l’analyse comparée des politiques publiques au service d’un enjeu devenu central pour l’avenir des démocraties européennes.
La création du Comité “Désinformation et Résilience démocratique” doit permettre de faire travailler ensemble des OING, universitaires, chercheurs, juristes, spécialistes des médias et du numérique, experts des politiques publiques et acteurs de la société civile afin de produire des analyses et propositions susceptibles de nourrir les travaux de la Conférence des OING et du Conseil de l’Europe.
Le projet est aussi une invitation adressée aux organisations de la société civile européenne : mutualiser leurs expériences, confronter leurs pratiques nationales et sectorielles et participer à l’élaboration de ressources et de recommandations communes.
“Face à la fragmentation de l’espace informationnel, la réponse ne peut être que collective. Renforcer la résilience démocratique, c’est donner aux citoyens et à la société civile les moyens de comprendre, d’exercer leur esprit critique, de coopérer et de participer pleinement à un débat public libre, pluraliste et éclairé“.
EUROPA-ONG entend ainsi contribuer à faire de la société civile européenne non seulement un observateur des transformations de l’espace informationnel, mais un acteur à part entière de la résilience démocratique.
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Mots d’accueil :
Allocutions d’ouverture :
L’affirmation progressive des EPCI comme acteurs majeurs du développement économique constitue l’une des évolutions les plus marquantes de l’organisation territoriale française. Les réformes successives ont conduit à leur confier des compétences stratégiques en matière d’aménagement économique, tandis que les enjeux contemporains de concurrence territoriale, de transition écologique et de souveraineté économique renforcent encore leur rôle. L’action des intercommunalités s’organise aujourd’hui autour de deux grands leviers complémentaires : la maîtrise du foncier économique, indispensable à l’accueil des activités, et le développement de l’attractivité territoriale, nécessaire pour attirer entreprises, investisseurs et talents.
La compétence de développement économique confiée aux EPCI repose d’abord sur leur responsabilité en matière de création, d’aménagement, d’entretien et de gestion des zones d’activités économiques. Cette évolution traduit la volonté du législateur de dépasser les logiques communales pour construire une stratégie économique à l’échelle des bassins de vie et d’emploi. Les intercommunalités disposent ainsi d’une vision plus large des besoins des entreprises et peuvent coordonner les investissements nécessaires à leur développement.
L’accès au foncier constitue l’une des premières attentes des entreprises lorsqu’elles envisagent une implantation ou un projet d’extension. La disponibilité des terrains, leur desserte par les infrastructures de transport, la qualité des réseaux ou encore la proximité des bassins d’emploi influencent directement les décisions d’investissement. Dans ce contexte, les EPCI doivent anticiper les besoins futurs et organiser une offre foncière adaptée aux différentes filières économiques présentes sur leur territoire. L’exemple de Limoges Métropole, qui dispose d’un important patrimoine de zones d’activités structuré autour de ses filières d’excellence, illustre cette dimension stratégique.
La raréfaction du foncier disponible et les objectifs de sobriété imposés par le Zéro Artificialisation Nette transforment profondément les pratiques des collectivités. Les EPCI doivent désormais développer des stratégies foncières intégrées fondées sur l’identification des gisements mobilisables, la reconversion des friches et l’optimisation des espaces existants. Cette approche suppose également une articulation étroite avec les documents de planification tels que les SCoT et les PLUi, afin de concilier développement économique, préservation des ressources et aménagement durable du territoire.
Si le foncier constitue la condition matérielle du développement économique, il ne garantit pas à lui seul la réussite d’un territoire. Dans un environnement concurrentiel, les EPCI doivent également être capables de promouvoir leur territoire et de construire une offre globale attractive.
Propos introductifs : Fabien DOUCET, 1er vice-président de Limoges Métropole en charge du suivi des grands projets du mandat, Maire de Panazol chargé de contextualiser le sujet et d’introduire le panel
Vue d’Europe : Gennaro TERRACCIANO, Président de l’École nationale d’administration italienne, Professeur titulaire de droit administratif et Vice-recteur de l’Université de Rome “Foro Italico” (Italie)
Animateur/Modérateur : Aurélien CURBELIE, Secrétaire général d’EUROPA
Interventions :
Les intercommunalités ne sont plus uniquement des aménageurs ; elles deviennent progressivement des acteurs du marketing territorial et de la promotion économique. L’attractivité désigne la capacité d’un territoire à attirer et à retenir entreprises, investisseurs, étudiants, chercheurs ou actifs qualifiés. Cette notion conduit les EPCI à élaborer des stratégies de différenciation permettant de valoriser leurs avantages comparatifs dans un contexte de concurrence entre territoires.
L’attractivité repose sur la capacité à proposer une offre globale associant foncier, immobilier d’entreprise, services, accompagnement et qualité de vie. Les démarches de marque territoriale participent à cette stratégie en donnant une identité forte au territoire. À Limoges Métropole, l’articulation entre la marque “Limoges, le feu créatif” et la démarche “Invest in Limoges” illustre la complémentarité entre communication institutionnelle et prospection économique. L’objectif n’est pas seulement de promouvoir le territoire mais de faciliter concrètement l’implantation des entreprises.
L’efficacité d’une politique d’attractivité dépend largement de la capacité à mobiliser les acteurs locaux autour d’un projet partagé. Les EPCI jouent ainsi un rôle de coordination entre collectivités, chambres consulaires, établissements d’enseignement supérieur, agences de développement et entreprises. Cette gouvernance partenariale permet d’offrir aux porteurs de projets un accompagnement complet et de renforcer la cohérence de l’action publique économique.
Les politiques d’attractivité contemporaines dépassent désormais le seul cadre économique. Elles visent également à attirer et fidéliser les compétences nécessaires au développement des entreprises. Les questions d’emploi, de logement, de mobilité, de qualité de vie ou encore d’accompagnement des familles deviennent des enjeux majeurs. Les dispositifs d’accueil des nouveaux arrivants, l’accompagnement des conjoints ou les services facilitant l’installation participent pleinement à cette nouvelle conception de l’attractivité territoriale.
Propos introductifs : Fabien DOUCET, 1er vice-président de Limoges Métropole en charge du suivi des grands projets du mandat, Maire de Panazol et Régis MATHIEU, Président de la Commission Attractivité de la CCI de Limoges et de la Haute-Vienne, Inspecteur sûreté au sein du groupe Orano
Vue d’Europe : José-Manuel RUANO DE LA FUENTE, Professeur titulaire au département de science politique de l’Université Complutense de Madrid (Espagne)
Animateur/Modérateur : Aurélien CURBELIE, Secrétaire général d’EUROPA
Interventions :

EUROPA-ONG et le CIRIEC-France, (branche française du Centre International de Recherches et d’Information sur l’Économie Publique, Sociale et Coopérative), ont signé le mercredi 9 septembre 2026 à Paris, une convention de partenariat stratégique destinée à renforcer leur coopération dans les domaines de la recherche, de l’innovation publique, de l’économie sociale et solidaire et du développement territorial.
Cette alliance marque une nouvelle étape dans le rapprochement de deux acteurs reconnus pour leur engagement en faveur de l’intérêt général, de la gouvernance publique et du développement de solutions innovantes au service des territoires européens.
Face à la montée en puissance des financements européens et nationaux consacrés à la transition écologique, à l’innovation sociale, à la coopération territoriale et au développement durable, EUROPA et le CIRIEC-France ont choisi d’unir leurs compétences, leurs réseaux et leurs capacités d’action.
L’objectif est double : renforcer leur capacité à identifier les opportunités de financement et développer ensemble des projets à forte valeur ajoutée associant chercheurs, décideurs publics, collectivités territoriales, entreprises de l’économie sociale et partenaires institutionnels.
La convention prévoit ainsi une coopération étroite dans plusieurs domaines : veille sur les appels à projets, constitution de consortiums nationaux et européens, réalisation d’études et de travaux de recherche, expérimentations territoriales et valorisation des résultats obtenus.
Créé en 1947, le CIRIEC constitue l’un des principaux réseaux internationaux de recherche consacrés aux entreprises publiques, à l’économie sociale et aux activités d’intérêt général. Son ancrage scientifique et académique lui permet de mobiliser des experts de haut niveau et de contribuer à la production de connaissances sur les transformations économiques et sociales contemporaines.
De son côté, EUROPA-ONG s’est imposée comme un acteur européen de référence dans les domaines de la démocratie, de la gouvernance publique et du droit public comparé. Basée à Limoges, l’organisation anime un vaste réseau d’universitaires, de praticiens et de responsables publics présents dans une vingtaine d’États membres de l’Union européenne. Elle intervient également comme espace de dialogue entre les mondes académique, politique, socio-économique et citoyen.
Cette complémentarité constitue l’un des principaux atouts du partenariat. Le CIRIEC-France apportera notamment son expertise scientifique et son accès à un réseau international de chercheurs et d’institutions, tandis qu’EUROPA contribuera à l’ingénierie administrative et financière des projets ainsi qu’à l’animation des partenariats européens.
Au-delà de la recherche de financements, les deux organisations entendent développer une véritable dynamique de coopération autour des grands enjeux qui traversent les sociétés européennes : transition écologique, cohésion sociale, modernisation de l’action publique, innovation territoriale, développement de l’économie sociale et solidaire ou encore participation citoyenne.
La création d’un comité de pilotage commun permettra d’identifier les priorités stratégiques, de suivre les projets engagés et d’évaluer les résultats obtenus. Cette gouvernance partagée vise à garantir la cohérence des actions conduites et à inscrire le partenariat dans la durée.
Pour EUROPA comme pour le CIRIEC-France, l’enjeu consiste à produire de la connaissance utile à l’action tout en renforçant la capacité des territoires à expérimenter et à diffuser des solutions innovantes.
Dans un environnement où les financements européens constituent un levier de plus en plus stratégique pour les collectivités, les universités et les acteurs de l’économie sociale, ce partenariat pourrait permettre de faire émerger de nouveaux projets structurants à l’échelle nationale et européenne.
Conclue pour une durée initiale de trois ans, la convention traduit la volonté des deux organisations de contribuer activement à la construction d’une Europe plus inclusive, plus durable et plus solidaire.
En associant excellence scientifique, expertise opérationnelle et capacité d’animation de réseaux européens, EUROPA et le CIRIEC-France entendent créer les conditions d’une coopération durable au service des politiques publiques, de l’innovation sociale et du développement des territoires.
Branche française du CIRIEC international, le CIRIEC-France a pour objet la promotion de la réflexion et de l’action pour le développement des initiatives d’économie publique, sociale et coopérative.
Ses travaux ont essentiellement un caractère scientifique, à travers deux commissions, dont l’une est consacrée à l’économie publique en s’intéressant aux services publics sous leurs différentes formes ainsi qu’aux entreprises publiques, et l’autre est tournée vers l’économie sociale et solidaire. Ces commissions rassemblent des chercheurs, des universitaires et des praticiens des différents secteurs concernés.
+ d’infos sur : ciriec-france.fr
Grâce à l’initiative de notre collègue Marius PROFIROIU, Vice-Recteur de l’Université des études économiques de Bucarest et Vice-président de notre ONG, EUROPA était présente du 23 au 25 avril à Bucarest pour participer activement à la Conférence inaugurale d’ENPA (European Network for Public Administration) organisée sur le thème “Façonner ensemble l’avenir de l’administration publique en Europe“, affirmant ainsi son rôle dans les échanges et initiatives européennes.

Trois temps forts étaient au programme de la Délégation de notre ONG, conduite par notre Secrétaire Général, Aurélien CURBELIE :
Une réunion particulièrement riche et productive s’est tenue le matin entre la délégation d’EUROPA et le Centre de recherche en prévisions macroéconomiques et régionales de l’Académie d’Etudes Économiques de Bucarest, à l’initiative de notre collègue Marius PROFIROIU, vice-président d’EUROPA et vice-recteur de l’ASE.
L’objet de ce temps d’échanges était d’envisager les futurs partenariats et actions de recherches communes, et d’étudier les conditions et modalités de réponses communes à des AAP européens et nationaux en fonction des domaines de compétences offerts par notre ONG et par sa surface européenne.
Aux côté de Marius, participaient à cette réunion :
Pour le Centre de recherche :
Pour EUROPA :



José Manuel RUANO DE LA FUENTE, Professeur de Sciences Administratives à la Faculté de Sciences Politiques et Sociologie, Université Complutense de Madrid est intervenu sur le thème :“L’évolution de l’administration publique espagnole : un modèle de la fonction publique de carrière qui s’érode“.
Margot BONNAFOUS, Responsable de formation à l’Euro-Institut de Kehl est intervenue sur le thème :“Au-delà de la démocratie militante : la résilience municipale en Allemagne“.
Marko KESTI, Professeur adjoint spécialiste de la gestion des ressources humaines à l’Université de Laponie est intervenu sur le thème : “L’évaluation de l’efficience du développement des services publics par la méthode QWL (Quality of Working Life)“.



Un moment institutionnel important pour l’ONG EUROPA : la signature d’un accord cadre de partenariat avec l’organisateur de cette conférence d’un haut niveau académique : le réseau ENPA (European Network for Public Administration), représenté par son Président M. Eckhard SCHRÖTER.
Ce accord permettra de renforcer au sein de ce réseau européen les synergies entre acteurs académiques et organisations engagées dans l’évolution de l’action publique en Europe et de conférer à notre ONG le statut de partenaire associé.
Notre ONG EUROPA est le 1er réseau à signer ce type d’accord avec ENPA.



Un grand merci à notre collègue Marius PROFIROIU pour son engagement à nos côtés et aux experts d’EUROPA qui se sont engagés dans cette aventure et qui ont ainsi permis à notre ONG d’être acteur de cet évènement international qui a réuni plus de 500 participants !
Nom de la chaire :
ETAPE (Évolutions et Transformations de l’Action Publique en Europe)
Responsable :
Hélène PAULIAT, PR
Laboratoire associé :
OMIJ – Observatoire des Mutations Institutionnelles et Juridiques
Durée :
5 ans (2025-2030)
Pour valoriser encore mieux les différentes réflexions qu’elle a menées au cours de ces 25 dernières années, EUROPA s’est engagée dans la construction d’une Chaire d’Excellence, en partenariat avec la fondation partenariale de l’Université de Limoges et l’Observatoire des Mutations Institutionnelles et Juridiques (OMIJ, Equipe de recherche de l’Université de Limoges).


Cohésion territoriale et transition énergétique (Mobilités et Energie)
Le renouvellement de la coopération locale en Europe
L’impact des outils numériques et de l’intelligence artificielle sur l’action publique
Administration de la justice et impact de l’intelligence artificielle
EUROPA poursuit sa politique éditoriale avec les éditions l’Harmattan. Les actes de nos différents colloques font ainsi progressivement l’objet d’une publication.
Ainsi ont été publiés en 2025 :
En 2026, seront publiés les actes du colloque de 2024, Enseignement supérieur et recherche en Europe : les enjeux de l’ancrage territorial des universités.
Dans le même temps, sont en préparation les actes du colloque qui s’est tenu à Strasbourg le 25 mai 2025, Regards croisés européens sur les acteurs de l’éducation : partenaires au cœur de la réussite éducative.
Et la collection des actes de nos colloques sera ainsi complète !

EUROPA et EUPeace, l’Université européenne pour la paix, la justice et les sociétés inclusives, ont officiellement signé un protocole d’accord, marquant ainsi une étape importante dans le renforcement de la coopération dans les domaines de l’éducation, de la recherche et du développement.
Ce partenariat souligne l’engagement commun des deux organisations à promouvoir la paix, le développement et l’innovation par des efforts de collaboration.
Ce protocole d’accord définit un cadre pour des activités conjointes dans les domaines suivants : initiatives éducatives et universitaires conjointes ; projets de recherche et études sur des questions sociales ; projets de recherche et de développement technologiques ; participation conjointe à des programmes de collaboration européens.
Ce partenariat met en évidence le potentiel de la collaboration interdisciplinaire et intersectorielle dans la réalisation d’une paix et d’un développement durables. En s’appuyant sur leurs forces respectives, EUPeace et EUROPA ONG visent à apporter des solutions innovantes aux défis sociaux, technologiques et économiques à l’échelle régionale et mondiale.


Le 25 mars 2025, le Dialogue EUPeace “Renforcer les valeurs européennes“ s’est tenu à la Maison de Pilsen à Bruxelles.
Hélène Pauliat, Présidente d’EUROPA, a ouvert ce déjeuner-débat en intervenant sur le thème “Les universités, promotrices des valeurs démocratiques européennes“.
> LIRE SON INTERVENTION

EUPeace est l’université européenne pour la paix, la justice et les sociétés inclusives.
Sa mission est de fournir aux citoyens de demain les compétences, les connaissances et l’expérience nécessaires pour cultiver la paix, la justice et des sociétés inclusives. Elle aborde explicitement toutes les sciences et tous les domaines, des sciences humaines et sociales aux sciences naturelles et de la vie, en passant par l’ingénierie.
EUPeace vise à renforcer les conditions favorables à la paix : mieux les comprendre par la recherche en les comprenant mieux grâce à la recherche, en les cultivant activement grâce à l’éducation et en les favorisant largement grâce à la sensibilisation de la société et à des pratiques innovantes.
Elle développe des expériences d’enseignement et d’apprentissage communes et innovantes. Elle rassemble l’ensemble de ses communautés universitaires pour générer des connaissances, des compétences et des approches innovantes. Elle se réunit avec ses partenaires des communautés locales et des réseaux internationaux pour co-construire des pratiques et des solutions concrètes afin de transformer ces compétences en un impact au-delà du monde universitaire.
| Université de Marburg Université Justus Liebig de Giessen | |
| Université de Limoges | |
| Université de Calabre | |
| Université pontificale de Comillas | |
| Université de Bohême occidentale | |
| Université de Mostar Université de Sarajevo | |
| Université de Çukurova |
+ d’infos sur : www.eupeace.eu
L’année 2020 s’ouvre, après les élections du printemps 2019, sur la nécessité pour les Européens de réaffirmer leur unité :
The year 2020 opens, after the elections of spring 2019, on the need for Europeans to reaffirm their unity:
L’unité se jouera également et surtout en réponse à l’urgence climatique : si chacun est bien conscient de l’obligation devant laquelle nous sommes de modifier, au quotidien, nos modes de vie, nos comportements individuels et collectifs, ce constat se heurte, au-delà de la définition de grandes politiques européennes et nationales, aux difficultés de mise en œuvre de solutions opérationnelles par les citoyens et les acteurs économiques… Si la lutte contre le réchauffement climatique passe par la définition de grandes orientations stratégiques – le « Green Deal » de la Commission Von der Leyen en constitue l’exemple le plus récent – elle nécessite également – et surtout – la prise de conscience et la mobilisation de tous.
Unity will also be played out and above all in response to the climatic emergency: if everyone is well aware of the obligation before which we are to modify, on a daily basis, our lifestyles, our individual and collective behaviors, this observation comes up against , beyond the definition of major European and national policies, to the difficulties of implementation of operational solutions by citizens and economic actors … If the fight against global warming goes through the definition of major strategic orientations – the “Green Deal ”of the Von der Leyen Commission is the most recent example – it also requires – and above all – awareness and mobilization of all.
La recherche de l’unité sera également au cœur de l’action des pouvoirs publics nationaux en Europe. Les sociétés des États-membres sont aujourd’hui parcourues de fortes tensions alimentées par les difficultés économiques, le chômage, le sentiment de déclassement, la crainte du lendemain, la peur de l’autre… Ces tensions sont autant perceptibles au sein de la société entre les différentes catégories sociales qu’entre le corps social et la classe politique et dirigeante. Les fondements de la démocratie représentative sont aujourd’hui corrodés, fragilisés, sans pour autant que l’aspiration à une participation démocratique des citoyens ait véritablement pris corps. La voix du peuple n’est plus guère relayée par des corps intermédiaires disqualifiés, incapables de jouer leur rôle de traduction et de transmission des aspirations sociales au changement. Le discours des représentants élus n’est plus écouté et les institutions mêmes semblent parfois remises en cause.
The search for unity will also be at the heart of the action of national public authorities in Europe. The societies of the Member States are today subject to strong tensions fueled by economic difficulties, unemployment, the feeling of downgrading, the fear of the future, the fear of the other … These tensions are as much perceptible within society between different social categories than between the social body and the political and ruling class. The foundations of representative democracy are today corroded, weakened, without however that the aspiration for a democratic participation of the citizens has really taken shape. The voice of the people is no longer relayed by disqualified intermediary bodies, incapable of playing their role of translating and transmitting social aspirations for change. The speech of elected representatives is no longer listened to and the institutions themselves sometimes seem to be called into question.
L’unité doit enfin être au cœur de la stratégie de développement de notre ONG. En effet si notre réseau d’experts européens demeure la force d’EUROPA, il nous faut encore et toujours le consolider, le fortifier, l’étendre, pour qu’il reste capable de pouvoir répondre aux enjeux scientifiques, économiques et de gouvernance auxquels notre ONG doit faire face. C’est grâce à notre réseau, à sa pluridisciplinarité, à la diversité de ses membres, que nous avons et que nous continuerons à être en mesure de répondre par des propositions concrètes, fondées sur des données et des analyses comparées, aux interrogations des acteurs politiques nationaux, régionaux et locaux qui souhaitent pouvoir être éclairés dans l’exercice des compétences qui leur sont dévolues.
Unity must finally be at the heart of our NGO’s development strategy. Indeed, if our network of European experts remains the strength of EUROPA, we still have to consolidate it, strengthen it, extend it, so that it remains capable of being able to respond to the scientific, economic and governance challenges to which our NGO has to face. It is thanks to our network, to its multidisciplinarity, to the diversity of its members, that we have and that we will continue to be able to respond with concrete proposals, based on comparative data and analyzes, to the questions of stakeholders. national, regional and local politicians who wish to be able to be enlightened in the exercise of their powers.