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Actualités

22Avr 2026

Grâce à l’initiative de notre collègue Marius PROFIROIU, Vice-Recteur de l’Université des études économiques de Bucarest et Vice-président de notre ONG, EUROPA était présente du 23 au 25 avril à Bucarest pour participer activement à la Conférence inaugurale d’ENPA (European Network for Public Administration) organisée sur le thème “Façonner ensemble l’avenir de l’administration publique en Europe“, affirmant ainsi son rôle dans les échanges et initiatives européennes.

Trois temps forts étaient au programme de la Délégation de notre ONG, conduite par notre Secrétaire Général, Aurélien CURBELIE :

Vendredi 24 avril : 

Séance de travail avec les équipes de recherche de Marius PROFIROIU au sein de l’Université des études économiques de Bucarest

Une réunion particulièrement riche et productive s’est tenue le matin entre la délégation d’EUROPA et le Centre de recherche en prévisions macroéconomiques et régionales de l’Académie d’Etudes Économiques de Bucarest, à l’initiative de notre collègue Marius PROFIROIU, vice-président d’EUROPA et vice-recteur de l’ASE.

L’objet de ce temps d’échanges était d’envisager les futurs partenariats et actions de recherches communes, et d’étudier les conditions et modalités de réponses communes à des AAP européens et nationaux en fonction des domaines de compétences offerts par notre ONG et par sa surface européenne.

Aux côté de Marius, participaient à cette réunion :

Pour le Centre de recherche :

  • Daniela-Luminita CONSTANTIN, professeure d’économie régionale à l’Université des études économiques de Bucarest et directrice du Centre de recherche en prévisions macroéconomiques et régionales
  • Camelia DELCEA, professeure membre du Centre de recherches

Pour EUROPA :

  • Aurélien CURBELIÉ, Secrétaire Général
  • Margot BONNAFOUS, vice-présidente, Responsable de formation à l’Euro-Institut de Kehl (Allemagne)
  • José Manuel RUANO DE LA FUENTE, vice-président, Professeur de Sciences Administratives à la Faculté de Sciences Politiques et Sociologie, Université Complutense de Madrid (Espagne)
  •  Marko KESTI, Professeur adjoint spécialiste de la gestion des ressources humaines à l’Université de Laponie

Intervention de nos experts dans un panel animé par le Professeur Edoardo ONGARO, membre fondateur du réseau ENPA (Européen Network for Public Administration)

José Manuel RUANO DE LA FUENTE, Professeur de Sciences Administratives à la Faculté de Sciences Politiques et Sociologie, Université Complutense de Madrid est intervenu sur le thème :L’évolution de l’administration publique espagnole : un modèle de la fonction publique de carrière qui s’érode ;

Margot BONNAFOUS, Responsable de formation à l’Euro-Institut de Kehl est intervenue sur le thème :Au-delà de la démocratie militante : la résilience municipale en Allemagne ;

Marko KESTI, Professeur adjoint spécialiste de la gestion des ressources humaines à l’Université de Laponie est intervenu sur le thème :L’évaluation de l’efficience du développement des services publics par la méthode QWL (Quality of Working Life).

Samedi 25 avril : Signature d’un accord-cadre de coopération entre ENPA et EUROPA

Un moment institutionnel important pour l’ONG EUROPA : la signature d’un accord cadre de partenariat avec l’organisateur de cette conférence d’un haut niveau académique : le réseau ENPA (European Network for Public Administration), représenté par son Président M. Eckhard SCHRÖTER.

Ce accord permettra de renforcer au sein de ce réseau européen les synergies entre acteurs académiques et organisations engagées dans l’évolution de l’action publique en Europe et de conférer à notre ONG le statut de partenaire associé

Notre ONG EUROPA est le 1er réseau à signer ce type d’accord avec ENPA.

Un grand merci à notre collègue Marius PROFIROIU pour son engagement à nos côtés et aux experts d’EUROPA qui se sont engagés dans cette aventure et qui ont ainsi permis à notre ONG d’être acteur de cet évènement international qui a réuni plus de 500 participants ! 

05Fév 2026

Dans un paysage géopolitique marqué non seulement par les guerres en Ukraine, en Iran et au Moyen-Orient, les tensions persistantes avec la Russie et l’évolution des relations transatlantiques avec les États-Unis, mais aussi par des transitions démocratiques, sociales, environnementales, économiques et numériques majeures, la nécessité d’une Europe forte, unie et solidaire s’impose plus que jamais.

Dans ce contexte, EUROPA continuera en 2026 en sa qualité d’OING du Conseil de l’Europe à porter les valeurs et les engagements européens, grâce à un réseau qui dépasse les frontières, les clivages politiques, économiques ou sociaux et poursuivra sans relâche, l’objectif qu’elle s’est fixé, à savoir être :

  • un espace de médiation scientifique et de dialogue entre le monde universitaire, le monde socio-économique, le monde politique et les citoyens ;
  • un outil d’aide à la décision publique sur toutes les questions concernant l’évolution de l’action publique en Europe, en soutenant l’innovation sociale et territoriale et en accompagnant les transformations nécessaires dans un monde en recomposition.

C’est pourquoi en 2026EUROPA-ONG développera un programme d’actions qui s’articulera autour des 4 axes suivants :

1°) Expertise et valorisation des actions et politiques publiques européennes, nationales et régionales

  1. Création d’un comité thématique au sein de la Conférence des OING (CINGO) du Conseil de l’Europe sur un sujet d’actualité à savoir le thème “Désinformation et Démocratie”, dans les suites des travaux du colloque qu’elle a organisés en 2025.
  2. Organisation du Colloque EUROPA du 20 novembre 2026 en mode hybride (présentiel et distanciel) sous la forme d’une émission TV interactive, sur le thème : “Les intercommunalités en Europe : défis et enjeux”.
  3. Participation d’EUROPA-ONG à la Conférence inaugurale du Réseau Européen pour l’Administration Publique (ENPA), à l’Université d’études économiques de Bucarest (Roumanie) du 22 au 25 avril 2026 afin d’explorer le rôle de l’administration publique en tant que défenseure de la démocratie libérale, à travers la méritocratie, le contrôle indépendant, l’éthique et la responsabilité.
  4. Participation d’EUROPA-ONG au 65ème congrès de l’ERSA (European Regional Science Association) du 25 au 28 août à Sofia (Bulgarie) organisé par l’association Bulgare d’Études Régionales (BARI) sur le thèmeDéfis mondiaux et réponses régionales à l’ère de la transition“, pour examiner comment les régions font face aux transformations accélérées de notre époque.

2°) Activités de recherche, de valorisation de la culture scientifique en SHS et transferts des résultats de la recherche scientifique en direction des acteurs institutionnels

  1. Lancement d’une seconde étude d’analyse comparée dans le cadre du partenariat avec “Régions de France (RDF)” et “La Banque Postale (LBP)”, dont le thème est en cours de détermination par le comité de pilotage prévu par la convention en cours de renouvellement
  2. Contribution aux travaux scientifiques de l’Alliance européenne EUPeace en s’impliquant dans les Work Packages (WP) qui structurent son programme d’actions
  3. Organisation d’une conférence-débat à destination du monde socio-économique du territoire sur les intercommunalités en Europe dans le cadre d’un partenariat avec la Chambre de Commerce et d’Industrie de Limoges et de la Haute-Vienne, la Banque de France et le Crédit Mutuel.

3°) Diffusion des valeurs européennes et échanges de bonnes pratiques

  1. Publication et diffusion du n°4 de la Revue Européenne de l’Action Publique (REAP) sur le thème : “La transformation numérique des administrations publiques” ;
  2. Lancement du n°5 de la Revue Européenne de l’Action Publique (REAP) sur l’un des thèmes qui ont été présentés lors de la conférence des Vice-présidents d’EUROPA du 21 mars 2026 ;
  3. Conduite d’une politique éditoriale avec les éditions l’Harmattan, afin de valoriser les travaux conduits dans le cadre des colloques européens qu’elle organise chaque année à Limoges (publication des actes des colloques 2021, 2022, 2023, 2024 et 2025).

4°) Projets transversaux et structurants

  1. Montage du dossier de création de la Chaire d’excellence ETAPE (Évolution et Transformation de l’Action publique en EUROPE) :
  • sur la base de la convention d’engagement avec le laboratoire OMIJ (Observatoire des mutations institutionnelles et juridiques) de l’Institut de recherche GIO et la Fondation partenariale de l’Université de Limoges ;
  • dans le cadre de l’accord de consortium réunissant plusieurs universités européennes du réseau EUROPA.
  1. Fonctionnement du groupe de travail (GT) composé des Vice-présidents et de la gouvernance d’EUROPA dont le rôle est d’actionner les différents leviers permettant à notre ONG de développer ses ressources propres (AAP ; mécénat ; fondations…).

Toutes ces activités et projets ne seraient pas possibles sans le soutien de nos partenaires. C’est pourquoi, nous tenons particulièrement à remercier à la fois :

  • tous les partenaires institutionnels qui nous soutiennent depuis de nombreuses années et nous permettent de poursuivre cette aventure européenne, depuis de nombreuses années : la Région Nouvelle-Aquitaine, Le Département de la Haute-Vienne, la Communauté urbaine Limoges Métropole, la Ville de Limoges, l’Université de Limoges et sa Fondation partenariale, La Banque des Territoires et le Centre National de la Fonction Publique Territoriale (CNFPT),
  • ainsi que les partenaires socio-économiques qui nous apportent leur contribution, au gré des projets que nous développons au service de la promotion de notre territoire.

In a geopolitical landscape marked not only by the wars in Ukraine, Iran and the Middle East, ongoing tensions with Russia and the evolving state of transatlantic relations with the United States, but also by major democratic, social, environmental, economic and digital transitions, the need for a strong, united and cohesive Europe is more pressing than ever.

In this context, EUROPA will continue in 2026, in its capacity as an INGO of the Council of Europe, to promote European values and commitments through a network that transcends borders and political, economic or social divides, and will relentlessly pursue the objective it has set itself, namely to be:

  • a forum for scientific mediation and dialogue between the academic world, the socio-economic sector, the political sphere and citizens;
  • a tool to support public decision-making on all issues concerning the development of public policy in Europe, by supporting social and territorial innovation and accompanying the necessary transformations in a changing world.

That is why, in 2026, EUROPA-ONG will develop a programme of action centred on the following four priorities:

1) Expertise and promotion of European, national and regional public policies and initiatives

  1. Establishment of a thematic committee within the Council of Europe’s Conference of International Non-Governmental Organisations (CINGO) on a topical issue, namely “Disinformation and Democracy”, following on from the work of the symposium it organised in 2025.
  2. Organisation of the EUROPA Symposium on 20 November 2026 in a hybrid format (in-person and remote) in the form of an interactive TV programme, on the theme: “Inter-municipal cooperation in Europe: challenges and issues”.
  3. Participation of EUROPA-NGO in the inaugural conference of the European Network for Public Administration (ENPA), at the University of Economic Studies in Bucharest (Romania) from 22 to 25 April 2026, to explore the role of public administration as a defender of liberal democracy, through meritocracy, independent oversight, ethics and accountability.
  4. EUROPA-NGO’s participation in the 65th ERSA (European Regional Science Association) Congress from 25 to 28 August in Sofia (Bulgaria), organised by the Bulgarian Association for Regional Studies (BARI) on the theme “Global Challenges and Regional Responses in the Age of Transition”, to examine how regions are coping with the accelerated transformations of our time.

2) Research activities, promotion of scientific culture in the social sciences and humanities, and the transfer of scientific research findings to institutional stakeholders

  1. Launch of a second comparative analysis study as part of the partnership with “Régions de France (RDF)” and “La Banque Postale (LBP), the theme of which is currently being determined by the steering committee provided for in the agreement currently being renewed;
  2. Contribution to the scientific work of the European Alliance EUPeace by participating in the Work Packages (WP) that form the framework of its action programme;
  3. Organisation of a conference-debate aimed at the region’s socio-economic community on inter-municipal cooperation in Europe as part of a partnership with the Limoges and Haute-Vienne Chamber of Commerce and Industry, the Banque de France and Crédit Mutuel.

3) Promoting European values and sharing best practice

  1. Publication and distribution of issue no. 4 of the European Journal of Public Action (REAP) on the theme: ‘The digital transformation of public administrations’;
  2. Launch of issue no. 5 of the European Journal of Public Action (REAP) on one of the themes presented at the conference of EUROPA Vice-Presidents on 21 March 2026;
  3. Implementation of an editorial policy with Éditions l’Harmattan to promote the work carried out during the European symposia it organises annually in Limoges (publication of the proceedings of the 2021, 2022, 2023, 2024 and 2025 symposia).

4) Cross-cutting and structural projects

  1. Preparation of the application for the establishment of the ETAPE Chair of Excellence (Evolution and Transformation of Public Action in Europe):
  • based on the agreement with the OMIJ laboratory (Observatory of Institutional and Legal Change) of the GIO Research Institute and the University of Limoges Partnership Foundation;
  • as part of the consortium agreement bringing together several European universities within the EUROPA network;
  1. Operation of the working group (WG) comprising the Vice-Presidents and the governance body of EUROPA, whose role is to activate the various mechanisms enabling our NGO to develop its own resources (calls for proposals; sponsorship; foundations, etc.).

None of these activities and projects would be possible without the support of our partners. That is why we would particularly like to thank:

  • all the institutional partners who have supported us for many years and enabled us to continue this European adventure: the Nouvelle-Aquitaine Region, the Haute-Vienne Department, the Limoges Métropole Urban Community, the City of Limoges, the University of Limoges and its Partnership Foundation, the Banque des Territoires and the Centre National de la Fonction Publique Territoriale (CNFPT),
  • as well as the socio-economic partners who contribute to the projects we develop to promote our region.
07Juil 2025

EUROPA poursuit sa politique éditoriale avec les éditions l’Harmattan. Les actes de nos différents colloques font ainsi progressivement l’objet d’une publication.

Ainsi ont été publiés en 2025 :

  • les actes du colloque de 2018, Transports et mobilité en Europe : innover pour rapprocher les territoires ;
  • les actes du colloque de 2021, Les politiques des collectivités territoriales en Europe pour le développement économique de leurs territoires.
  • les actes du colloque de 2022, Les politiques publiques du tourisme en Europe : transition touristique ou tourisme de transition ?
  • les actes du colloque de 2023, Les politiques publiques du sport en Europe : faire gagner les territoires et porter les valeurs.

En 2026, seront publiés les actes du colloque de 2024, Enseignement supérieur et recherche en Europe : les enjeux de l’ancrage territorial des universités.

Dans le même temps, sont en préparation les actes du colloque qui s’est tenu à Strasbourg le 25 mai 2025, Regards croisés européens sur les acteurs de l’éducation : partenaires au cœur de la réussite éducative.

Et la collection des actes de nos colloques sera ainsi complète !

28Juin 2025

Mardi 16 septembre, de 17h45 à 21h

Amphithéâtre de la CCI de Limoges et de la Haute-Vienne
16, place Jourdan LIMOGES

EUROPA-ONG a organisé en collaboration étroite avec “Régions de France” et la “Banque Postale”, une conférence-débat sur “Les politiques de développement économique en Europe” à destination des pouvoirs publics, du monde socio-économique, des étudiants et des citoyens relevant de notre territoire.

Il n’aura fallu qu’un seul comité pilotage, le vendredi 24 juin 2025, et quelques contacts préalables avec les premiers partenaires territoriaux pressentis, pour trouver un accord à la fois sur le format et sur le contenu de cette conférence-débat.

Nous ont soutenus dans cette aventure :

  • la Région Nouvelle Aquitaine,
  • Limoges Métropole,
  • la Ville de Limoges,
  • l’Université de Limoges,
  • la Banque de France,
  • le Crédit Mutuel Loire Atlantique et Centre Ouest,
  • le Rotary international -D1740,
  • la CCI de Limoges et de la Haute-Vienne,
  • la French Tech Limousin,
  • Le Populaire du Centre.

Cette conférence s’est inscrite dans le cadre de la valorisation de l’étude comparée qui porte sur les 5 pays européens suivants : Allemagne ; Belgique ; Espagne ; Italie ; Pologne et que, dans le cadre de nos travaux scientifiques, nous avons remise en mars 2025 à “Régions de France”, l’association des présidents de conseils régionaux qui nous en a passé la commande.

Cette étude qui fait à la fois l’objet d’un rapport complet de 108 pages et d’une synthèse de 16 pages, est publiée en ligne sur le site d’EUROPA. La quintessence en est la suivante :

« Du fait des multiples crises, les différents niveaux de collectivités ont été amenés à repenser et à réorienter leurs stratégies et leurs priorités, tout en conservant le cadre juridique établi. L’État, quel que soit le pays étudié, maintient sa responsabilité et son rôle politique en charge, sur le plan politique, d’”architecte” de la stratégie économique nationale et de ses grandes orientations, se plaçant en interlocuteur privilégié des instances de l’Union européenne pour discuter et appliquer les plans de relance.

Plusieurs États ont privilégié un dialogue avec les entités infra-étatiques pour tenter de tirer le meilleur parti de ces plans et de les appliquer au mieux sur les territoires, en fonction de leurs spécificités, construisant ainsi un dialogue constructif entre État et régions. Tel n’a pas été le cas en France, où les régions ont davantage été informées des décisions stratégiques que véritablement parties prenantes de celles-ci. Si de multiples structures interviennent dans les politiques de développement économique, tant au plan national que régional ou local, la région est clairement le chef de file identifié pour le développement économique : celle-ci coordonne les interventions des entités infra-régionales, comme celles des municipalités.

 En Allemagne, en Belgique, en Italie, en Espagne comme en Pologne, ce sont principalement les régions, grâce à des stratégies territoriales pensées globalement, qui portent les politiques de développement économique, dans un cadre étatique défini, mais en accord avec les spécificités des territoires. Si ces régions ne bénéficient pas toujours d’une fiscalité autonome, les moyens dont elles disposent sont discutés avec l’État et surtout déterminés à l’avance, leur permettant ainsi de mettre en œuvre les priorités qu’ils ont identifiées ensemble, soutenues par une politique de Recherche et Développement dynamique.

La stratégie de spécialisation intelligente leur permet de mettre l’accent sur un certain nombre d’activités fondamentales pour le territoire ; elles disposent de moyens financiers prévisibles, souvent liés à une partie des impôts nationaux ou à des mécanismes de taux qu’elles maîtrisent.

Les politiques mises en place sont régulièrement évaluées sur la base d’une multitude de critères en lien avec les objectifs préalablement identifiés, soit par des structures publiques ou privées, soit par des audits, voire des consultations citoyennes.

Lorsque la région dispose de pré-requis (compétences clairement identifiées sans risque de recentralisation aléatoire, chef de filât, autonomie fiscale définie et acceptée), la stratégie qu’elle développe, la conduit à mener une politique de développement économique globale sur son territoire (formations adaptées aux enjeux de développement, recherches nécessaires à la transition écologique et environnementale, appuyées sur la R&D). La politique d’innovation est donc au cœur de la réflexion des régions, qui parviennent, pour certaines, à anticiper les métiers en tension, les risques démographiques pour les entreprises, la mise à niveau de la main d’œuvre.

Il existe cependant des limites à cette approche :

  • Si les compétences sont bien reconnues aux régions, encore faut-il qu’elles disposent des moyens financiers pour les exercer efficacement, ce qui n’est pas le cas si elles ne sont pas dotées d’une certaine marge de manœuvre fiscale.
  • Il est peu concevable que les régions agissent seules dans les politiques de développement économique ; la question se pose donc de l’articulation entre les compétences régionales et les interventions des entités infra-régionales, notamment les villes et les intercommunalités.
  • L’État, qui définit et pilote les enjeux stratégiques, ne doit pas stériliser l’intelligence et l’innovation territoriales. Les régions doivent être associées très en amont des réflexions sur les politiques de développement économique afin d’identifier, en complémentarité, les stratégies territoriales qui peuvent bénéficier à tous. Construire des régions économiquement dynamiques ne constitue pas une menace pour l’État mais un atout.
  • Certaines compétences demeurent entre les mains de l’État, comme l’enseignement supérieur, ce qui ne facilite pas la mise en place du continuum développement économique/formation professionnelle/emploi. »

Objectifs

L’idée principale de cette conférence-débat était donc de faire échanger, dialoguer et débattre entre eux des responsables institutionnels, des responsables du monde socio-économique et des citoyens impliqués de notre territoire, et ce :

  • à partir d’une intervention synthétique et succincte, inspirée du contenu de l’étude pour poser le cadre et les bases du débat, mais en mettant l’accent sur l’articulation des différents niveaux d’intervention, essentiellement régions et intercommunalités à fiscalité propre, les deux niveaux ayant des compétences spécifiques en matière de développement économique ;
  • autour de deux panels thématiques, figurant dans le programme ci-après.

Programme

17h45 Accueil des participants

18h15 Ouverture de la conférence

  • Mots d’accueil :
    • Pierre MASSY, Président de la CCI de Limoges et de la Haute-Vienne
    • Michel SENIMON, Délégué général d’EUROPA – DGSA-Stratégies et Partenariats de l’Université de Limoges
    • Jérémy PIERRE-NADAL, Directeur de l’Observatoire des politiques régionales, Régions de France

19h00 Quelle politique de développement économique global pour relever les défis des territoires ?

Les principaux enseignements de l’étude comparée sur les politiques régionales en Europe en matière de développement économique.

  • Rapporteur : Hélène PAULIAT, Professeur de droit public (OMIJ-Limoges), Présidente d’EUROPA, Présidente Honoraire de l’Université de Limoges

19h15 Panel 1 : Comment articuler le rôle de chef de file des régions en matière de politique de développement économique et le rôle d’acteurs territoriaux locaux des EPCI pour parvenir à des réalisations complémentaires et pertinentes ?

  • Animateur/Modérateur : Aurélien CURBELIE, Secrétaire général d’EUROPA

Comment prendre appui sur la stratégie de spécialisation intelligente pour construire des interventions complémentaires ?

Apports de l’étude comparée réalisée par EUROPA-ONG et remise à Régions de France

Il existe une prise en compte claire des différenciations territoriales. La spécialisation intelligente, connue en Europe, peut être définie comme une approche de la politique économique visant à stimuler la croissance et la création d’emplois, en permettant à chaque région d’identifier et de développer ses propres avantages concurrentiels. De nombreuses régions se sont engagées dans cette logique de spécialisation, en s’appuyant sur leurs forces, par exemple en matière d’industrie automobile dans certains Etats, ou en matière de sidérurgie, ce qui les a conduits à renouveler totalement leur approche du fait de la crise énergétique et de la nécessité de s’adapter à la transition écologique. Dans cette perspective, l’on peut constater la construction de tout un écosystème, permettant à la région d’aider les entreprises sur son territoire à se développer, à profiter des plans d’aides mis en place à ce niveau. Pour autant, il ne faut pas minimiser un élément, plusieurs fois mis en évidence dans l’étude : la spécialisation intelligente, plus généralement la spécialisation régionale en fonction de son territoire, connaît un revers. Censée s’appuyer sur les atouts d’un territoire, la spécialisation intelligente risque de pérenniser des industries qui ne sont plus nécessairement compétitives, mais que la stratégie retenue incite à faire perdurer… Il reste alors aux régions à se renouveler, en élargissant leurs champs de compétences et en renouvelant les logiques de développement économique, tout en s’appuyant sur la recherche et l’innovation. Cette stratégie doit être prise en compte et déclinée au niveau infra-régional : par exemple, le niveau très élevé de décentralisation institutionnelle en Espagne permet aux politiques économiques de disposer de certaines potentialités propres. L’avantage principal réside dans le fait que la proximité des organes autonomes et locaux permet une connaissance précise et approfondie de la réalité des territoires ; ainsi les décisions prises peuvent-elles être particulièrement appropriées, accompagnées de mesures de mise en œuvre, de suivi et d’évaluation adaptées.

Dans le même ordre d’idées, la décentralisation permet une très grande spécificité des mesures de développement économique, ainsi que le déploiement d’une batterie de programmes spécifiques pour chaque territoire, qui peuvent potentiellement être intégrés dans une stratégie commune, avec des résultats ambitieux (stratégie de Bilbao). Des stratégies de développement local sont mises en place en Pologne.

Les outils utilisés sont également intéressants pour identifier les coordinations possibles entre niveau régional et niveau infra-régional.

Comment évaluer l’efficacité des politiques de développement économique (avec quels critères ?)A qui confier ces évaluations (organismes extérieurs, audits internes, rôle des citoyens) ?

Apports de l’étude comparée réalisée par EUROPA-ONG et remise à Régions de France

L’évaluation des politiques économiques est largement mise en place. Un élément paraît essentiel. Qui dit évaluation dit objectifs, indicateurs et modalités de correction pour parvenir à l’objectif si celui-ci n’est pas atteint. Or, dans trois pays (Allemagne, Belgique, Italie), l’un des indicateurs tient au bien-être, soit du citoyen dans le territoire, soit du bien-être au travail, dans l’emploi. La majorité des indicateurs a trait aux performances environnementales. La Pologne a mis en place des indicateurs très nombreux pour évaluer l’efficacité des politiques en la matière, mais leur absence de pondération et leur nombre rendent l’exercice malaisé. L’évaluation peut se faire par des organismes internes ou externes, parfois par une Autorité indépendante, ce qui peut en renforcer la légitimité. Certaines évaluations sont effectuées directement en lien avec les entités régionales et pour leurs politiques publiques, certaines font participer les citoyens. Mais si l’évaluation doit en principe servir à réorienter les politiques lorsqu’elles ne donnent pas les résultats escomptés, cette réorientation est lente à déterminer. Ainsi en Espagne, l’évaluation relève plus du constat que de l’analyse approfondie et ne sert pas à infléchir les politiques. A l’inverse, en Pologne, les mécanismes d’évaluation des politiques de développement économique sont très efficaces et contribuent effectivement à réorienter ou à modifier les politiques.

Ces évaluations fournissent un retour d’information essentiel sur l’efficacité des stratégies actuelles, mettant en évidence les domaines à améliorer. En conséquence, les décideurs politiques peuvent ajuster ou repenser les programmes pour mieux atteindre les objectifs économiques, garantir une allocation plus efficace des ressources et améliorer l’impact global des politiques.

Propos introductif :

  • Guillaume GUERIN, Président de la Communauté Urbaine Limoges Métropole

Interventions et débat :

  • François VINCENT, Conseiller régional de Nouvelle-Aquitaine
  • Charles-Antoine DE BARBUAT, Président de TEXELIS
  • Philippe SAIGNE-VIALLEIX, Directeur Départemental de la Banque de France
  • Maxime JOUAUD, Président d’InSiliBio

20h15 Panel 2 : Comment construire des politiques de développement économique globales, permettant de renforcer le dynamisme industriel et commercial des villes et des intercommunalités, mais aussi de construire des formations adaptées aux défis du territoire, en lien avec le tissu industriel et économique, d’anticiper les besoins en main-d’œuvre… ?

  • Animateur/Modérateur : Aurélien CURBELIE, Secrétaire général d’EUROPA

Comment renforcer les implantations commerciales et industrielles dans les villes et intercommunalités ?

Apports de l’étude comparée réalisée par EUROPA-ONG et remise à Régions de France

L’étude a mis en évidence les nombreux outils mis à disposition des différents niveaux de collectivités territoriales. Mais comment sont-ils utilisés au niveau local pour construire une stratégie de développement économique local, pensée par les villes et intercommunalités, pour attirer des entreprises, pour développer les centres-villes, pour rendre cohérentes les politiques en matière économique et en matière de transition énergétique ?

Comment rendre les territoires plus attractifs économiquement, comment articuler les politiques éducatives et de formation avec les politiques de développement économique, sans régionaliser le service public de l’éducation nationale ni celui de l’enseignement supérieur, tout en s’appuyant sur les compétences régionales et intercommunales ?

Apports de l’étude comparée réalisée par EUROPA-ONG et remise à Régions de France

Les pays objets de l’étude ont tous mis en place des logiques intégrées régionales pour renforcer leurs politiques de développement économique. Certaines régions disposent en effet de la compétence en matière de formation et en matière de développement économique, ce qui leur permet de mettre en place des dispositifs complémentaires : ainsi les entreprises indiquent leurs besoins en termes de main d’œuvre, en effectuant des statistiques sur l’évolution de la démographie, en termes de niveau de qualification pour servir l’innovation et la compétitivité des entreprises. Dans bien des cas, l’Etat central encourage ces dispositifs qui sont parfaitement adaptés aux logiques territoriales, aux enjeux et aux atouts des territoires concernés. En clair, la complémentarité des deux compétences, alliée à la parfaite connaissance par les régions du contexte économique, social, démographique, permet de construire des politiques régionales de développement économique différenciées et efficaces, pour augmenter la performance économique des entreprises (ex. de la région économique de Stuttgart ; ex. des municipalités en Pologne (gouvernements locaux) qui mettent en œuvre des initiatives locales de développement durable et soutiennent des programmes de formation communautaires qui promeuvent les compétences vertes et la sensibilisation à l’environnement).

Propos introductif :

  • Emile-Roger LOMBERTIE, Maire de Limoges, Vice-Président Limoges Métropole en charge du Développement Economique, Président Ester Technopole

Interventions et débat :

  • Thibaud BERGERON, Conseiller régional Nouvelle Aquitaine, délégué à l’accès à la formation
  • Céline MESLIER, Vice-Présidente de l’Université de Limoges
  • Alexandra BROUSSAUD, Directrice générale de BROUSSAUD TEXTILES et MAISON BROUSSAUD – Présidente UPTHC – Administratrice UIT-Conseillère au CESER Nouvelle Aquitaine
  • Anthony BUGEAT, CEO Axioma Biologicals, Président du Medef Limousin, Conseiller au Commerce Extérieur de la France, Membre du board French Tech Limousin
  • Alexis MONS, General Manager EPAM France, Mandataire Syntec Nouvelle-Aquitaine, membre du bureau Numeum Nouvelle-Aquitaine, Vice-Président Aliptic

21h00 Mots de conclusion

  • Luc Alain VERVISCH, Directeur des Études et de la Recherche, La Banque Postale

21h15 Cocktail offert par le Crédit Mutuel Loire Atlantique et Centre Ouest


22Mar 2025

La première étude conduite par EUROPA dans le cadre du partenariat conclu avec Régions de France (RDF) et la Banque Postale le 16 septembre 2022, est consacrée aux « politiques régionales de développement économique en Europe ».

Cette étude complexe et polymorphe qui s’est déroulée sur une période de 24 mois et qui porte sur les 5 pays européens suivants : Allemagne ; Belgique ; Espagne ; Italie ; Pologne a été remise officiellement à RDF lors de la réunion de sa Commission économique qui s’est déroulée le 11 mars 2025 à Lyon. La présentation particulièrement claire et didactique qui en a été faite par Hélène PAULIAT en sa qualité de rapporteur, a été très appréciée.

Les élus régionaux composant la Commission économique de RDF ont donc validé sans aucune réserve le principe de diffuser largement cette étude et de s’associer aux opérations de valorisation qui en découleront.

La quintessence de cette étude qui fait à la fois l’objet d’un rapport complet de 108 pages et d’une synthèse de 16 pages, entièrement rédigés par Hélène PAULIAT et Clotilde DEFFIGIER et désormais publiés en ligne sur le site d’EUROPA, peut s’énoncer de la manière suivante :

Les politiques de développement économique ont connu depuis une dizaine d’années des évolutions majeures du fait des crises successives :

  • crise financière des subprimes
  • crise sanitaire (Covid-19)
  • crise énergétique (guerre en Ukraine)
  • crises sociales (hausse des prix, montée du chômage)
  • crise climatique engendrant une prise de conscience générale quant à la nécessité d’accélérer l’accompagnement des transitions écologique et environnementale.

Dans ce contexte, les différents niveaux de collectivités ont été amenés à repenser et à réorienter leurs stratégies et leurs priorités, tout en conservant le cadre juridique établi.

  • De manière générale, l’État maintient sa responsabilité et son rôle politique en charge, sur le plan politique, d’”architecte” de la stratégie économique nationale et de ses grandes orientations, se plaçant ainsi en première ligne et en interlocuteur privilégié des instances de l’Union européenne pour discuter et appliquer les plans de relance.
  • Plusieurs États ont privilégié un dialogue avec les entités infra-étatiques pour tenter de tirer le meilleur parti des plans de relance et de résilience et de les appliquer au mieux sur les territoires, en fonction de leurs spécificités, construisant ainsi un dialogue constructif entre État et régions. Tel n’a pas été le cas en France, où les régions ont davantage été informées des décisions stratégiques que véritablement parties prenantes de celles-ci.

Dans les différents États étudiés, de multiples structures interviennent dans les politiques de développement économique, tant au plan national que régional ou local, ce qui ne constitue pas en soi une difficulté, dès lors que les compétences entre ces structures sont clairement réparties, sans chevauchement, en identifiant un chef de file ou un leader dans le domaine.

L’enquête menée auprès des pays étudiés met en évidence le rôle fondamental des régions.

Dans plusieurs États, la région est le chef de file identifié pour le développement économique : celle-ci coordonne les interventions des entités infra-régionales, comme celles des municipalités. Les agences de développement régionales ou locales jouent un rôle essentiel d’information et de mise en cohérence des dispositifs : elles interviennent pour détecter des innovations, pour favoriser la connaissance des mécanismes d’aides aux entreprises.

En Allemagne, en Belgique, en Italie, en Espagne comme en Pologne, ce sont principalement les régions, grâce à des stratégies territoriales pensées globalement, qui portent les politiques de développement économique, dans un cadre étatique défini, mais en accord avec les spécificités des territoires. Si ces régions ne bénéficient pas toujours d’une fiscalité autonome, les moyens dont elles disposent sont discutés avec l’État et surtout déterminés à l’avance, leur permettant ainsi de mettre en œuvre les priorités qu’ils ont identifiées ensemble, soutenues par une politique de Recherche et Développement dynamique. La stratégie de spécialisation intelligente leur permet de mettre l’accent sur un certain nombre de points forts territoriaux, d’activités fondamentales pour le territoire ; elles concentrent leurs actions sur ces domaines grâce à des moyens financiers prévisibles, souvent liés à une partie des impôts nationaux ou à des mécanismes de taux qu’elles maîtrisent.

Les politiques mises en place sont régulièrement évaluées sur la base d’une multitude de critères en lien avec les objectifs préalablement identifiés, soit par des structures publiques ou privées, soit par des audits, voire des consultations citoyennes.

Lorsque la région dispose de pré-requis (compétences clairement identifiées sans risque de recentralisation aléatoire, chef de filât, autonomie fiscale définie et acceptée), la stratégie qu’elle développe la conduit à mener une politique de développement économique globale sur son territoire. Lorsque les secteurs clés du développement sont bien identifiés, elle construit, avec les universités du territoire, les entreprises, les professionnels du secteur, les formations adaptées aux enjeux de développement, les recherches nécessaires à la transition écologique et environnementale, appuyées sur la R&D. La politique d’innovation est donc au cœur de la réflexion des régions, qui parviennent, pour certaines, à anticiper les métiers en tension, les risques démographiques pour les entreprises, la mise à niveau de la main d’œuvre. Il est ainsi fréquent de voir les dirigeants d’entreprises être parties prenantes de la construction de filières professionnelles spécifiques avec les acteurs de l’enseignement supérieur et de la recherche, et en lien étroit avec les régions.

Il existe cependant des limites à cette approche :

  • Si les compétences sont bien reconnues aux régions, encore faut-il qu’elles disposent des moyens financiers pour les exercer efficacement, ce qui n’est pas le cas si elles ne sont pas dotées d’une certaine marge de manœuvre fiscale.
  • L’État, qui définit et pilote les enjeux stratégiques, ne doit pas stériliser l’intelligence et l’innovation territoriales. Les régions doivent être associées très en amont des réflexions sur les politiques de développement économique afin d’identifier, en complémentarité, les stratégies territoriales qui peuvent bénéficier à tous. Construire des régions économiquement dynamiques ne constitue pas une menace pour l’État : c’est un atout, mais l’État doit leur donner les moyens d’y parvenir.
  • D’une compétence reconnue, l’on risque de passer à une compétence fictive, qui rompt le pacte de confiance nécessaire qui doit s’établir entre l’État et ces collectivités. Certaines compétences demeurent aussi entre les mains de l’État, comme l’enseignement supérieur, ce qui ne facilite pas la mise en place du continuum développement économique/formation professionnelle/emploi.

Le contexte

La Direction des Études de La Banque Postale a engagé avec Régions de France un partenariat visant à réaliser une publication annuelle ; un tel partenariat existe depuis longtemps avec d’autres associations d’élus (Association des Maires de France, Assemblée des départements de France, etc.).

Cette publication a pris la forme d’un « Portrait financier » fondé sur une analyse des comptes régionaux récents, avec un regard particulier sur la réactivité des régions à la Covid-19 en termes d’adaptation budgétaire aux effets de la crise (crédits consacrés au développement économique ou à la santé en particulier).

Mais Régions de France souhaitait, dans une perspective de moyen terme, compléter ce portrait annuel par une comparaison avec les pratiques et les politiques des structures de niveau équivalent en Europe selon des thématiques successives, dans l’optique, soit d’offrir des éléments de comparaison dans l’exercice des compétences semblables, soit disposer d’éléments de discussion pour développer au niveau régional des compétences actuellement exercées essentiellement en France par l’État.

A cet égard, La Banque Postale ne dispose pas d’un réseau d’informateurs et d’analyse en Europe qui lui permette aujourd’hui de répondre positivement, et la Direction des Études recherchait donc une structure qui pourrait l’appuyer à cet égard.

Elle s’est donc tournée naturellement vers EUROPA, puisque que contrairement à d’autres associations, notre ONG ne réunit pas seulement des enseignants-chercheurs européens appartenant aux mêmes disciplines scientifiques, mais au contraire des théoriciens ou des praticiens d’horizons divers, intéressés de façon générale par les questions d’administration publique. Or, c’est précisément une variété des thématiques qu’envisage d’aborder Régions de France.

Les conditions et modalités de réalisation des études comparées

Les principes directeurs de ce nouveau partenariat ont été définis lors d’une réunion de concertation qui s’est tenue par visioconférence le 12 avril 2022. Ils ont depuis fait l’objet d’une convention tripartite signée le vendredi 16 septembre 2022, lors du 18e congrès de « Régions de France » qui s’est tenu au Palais des Congrès de Vichy.

Il s’agit donc, désormais, pour notre ONG, de mobiliser, sur des thématiques choisies en concertation avec la Banque Postale et Régions de France, une partie des experts de son réseau, afin d’apporter, sur les politiques publiques portées, en Europe, par les structures infra-étatiques de niveaux équivalents, un éclairage comparatiste, tant du point de vue des cultures administratives et juridiques nationales que des champs disciplinaires mobilisés.

  • Le choix des sujets d’étude sur lesquels est mobilisé le réseau EUROPA, procède d’un échange constructif entre la Banque Postale, EUROPA et Régions de France, et s’inscrit dans nos thématiques de recherche, afin que nous puissions produire un travail répondant aux exigences de qualité de nos partenaires.
  • La durée de réalisation des études comparées sur les sujets retenus par la Banque Postale, EUROPA et Régions de France doit être raisonnablement suffisant nous permettre de solliciter notre réseau, et laisser à nos experts le temps de travailler efficacement.
  • Un comité de pilotage réunissant représentants de Régions de France, de la Banque Postale et d’EUROPA suivra la production des études comparées et déterminera les sujets sur lesquels travailleront les experts du réseau EUROPA.

La méthodologie retenue pour la 1e étude

La première étude conduite par EUROPA dans le cadre du partenariat conclu avec Régions de France et La Banque Postale porte sur le thème des politiques régionales de développement économique en Europe et est structurée autour de trois axes de travail :

1°) Le premier axe a pour objet de traiter :

  • de l’évolution de la relation entre l’État et les collectivités de niveau régional pour répondre aux défis des grandes transitions de la période post-COVID,
  • de l’articulation entre les niveaux de gouvernance pour permettre une réussite des grands enjeux des politiques de développement économique, de souveraineté économique, de réindustrialisation…

Il s’agit de rattacher cette interrogation d’ordre général à des objets de politiques publiques très concrets : dispositifs de formation, financement de l’innovation…

2°) Le deuxième axe de travail retenu concerne la façon dont l’État, les régions, mais également l’ensemble des acteurs publics et privés compétents – le service public de l’emploi, les EPCI, les acteurs économiques : entreprises ; filières économiques… ; les chambres consulaires – accompagnent, en termes d’apprentissage, de formation, d’acquisition et d’évolution des compétences, les ambitions des décideurs publics dans le domaine économique et les grandes transitions auxquelles nous sommes collectivement confrontés.

Comment accompagner la transition professionnelle des ouvriers qualifiés de secteurs industriels en déclin ? Comment accompagner leur reconversion pour permettre d’apporter aux filières d’avenir les métiers, les compétences, qui leurs sont nécessaires ? C’est sur ce point que l’articulation entre développement économique, politique industrielle, formations et compétences se joue.

Comment, dans les pays européens s’articulent les compétences, et travaillent en pratique, les régions, le service public de l’emploi, les filières industrielles traditionnelles… ?

Le troisième axe de l’étude conduite par EUROPA porte sur le moissonnage de données statistiques par grands secteurs, sur les deux premiers volets. Il s’agit, par un choix de ressources statistiques pertinentes, d’illustrer les phénomènes de transition à l’œuvre mais aussi de caractériser chaque pays entrant dans le panel de l’étude, pour le situer par rapport aux grands enjeux liés au développement économique.

Pour Régions de France et La Banque Postale, il s’agit, à travers une analyse universitaire solide et objective, de venir confirmer ou infirmer – dans la limite des données disponibles – une intuition selon laquelle, une plus grande territorialisation de politiques publiques tel que l’accompagnement des entreprises, peut revêtir certaines vertus, notamment en termes d’efficacité de l’action publique.

Tous nos remerciements aux experts européens du réseau EUROPA, qui grâce à leur engagement et à leurs compétences dans le domaine, nous ont permis de collecter les données indispensables à la conduite de cette étude, à savoir :

  • Allemagne :  Margot BONNAFOUS, responsable de formation à l’Euro-Institut de Kehl
  • Belgique : Christian DE VISSCHER, professeur émérite à l’Université Catholique de Louvain
  • Espagne : Lucía VICENT VALVERDE, professeure d’Économie à l’Université Complutense de Madrid et Nuria ALONSO GALLO, professeure d’Économie Appliquée à l’Université Roi Juan Carlos
  • Italie : Simona TERRACCIANO, chercheur en droit administratif, Département de droit, Luiss, Libera Università Internazionale, degli Studi Sociali Guido Carli
  • Pologne : Denys TKACHOV, développeur de projets internationaux et européens en Ukraine
22Mar 2025

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27 mai 2025, Lieu d’Europe – 8 rue Boecklin, Strasbourg

EUROPA, le Conseil de l’Europe et l’Euro-institut de Kehl, organisent le 27 mai 2025, au Lieu d’Europe à Strasbourg, un colloque sur le thème “Regards croisés européens sur les acteurs de l’éducation : partenaires au cœur de la réussite éducative”.


EUROPA, le Conseil de l’Europe et l’Euro-institut de Kehl, organisent le 27 mai 2025, au Lieu d’Europe à Strasbourg, un colloque sur le thème “Regards croisés européens sur les acteurs de l’éducation : partenaires au cœur de la réussite éducative”.

Si l’on considère les crises dans lesquelles nous nous trouvons actuellement, nous nous apercevons rapidement, que pour de nombreux aspects, l’éducation est un facteur clé des approches de solutions possibles. L’éducation joue un rôle important pour la réussite sociale de chacune et chacun, pour la cohésion sociale, la participation à la vie de la société et la vie politique, donc pour la démocratie. En dehors de cela, l’éducation est étroitement liée à la santé et au développement durable. Un des grands en jeux sociétaux d’aujourd’hui est de garantir un accès équivalent à l’éducation.

Le colloque vise à un échange sur ces questions de qualité et d’équité en matière d’éducation, en mettant en avant les enjeux actuels autour de l’éducation, le partage de compétences dans ce domaine et les partenariats en matière d’éducation. Ces questions seront discutées à la lumière des expériences apportées par des intervenants d’autres pays européens et lors d’échanges avec le public.


Objectifs du séminaire

  • Mieux connaître le partage de compétences dans différents systèmes éducatifs européens
  • Approfondir sa compréhension concernant les défis actuels dans l’éducation
  • Apprendre à connaître des partenariats éducatifs territoriaux et leurs potentiels
  • Identifier des facteurs pouvant contribuer à plus d’égalité de chances en matière d’éducation
  • Échange d’expériences et contact

Programme provisoire

9:00 Accueil des participants

  • Café d’accueil/Enregistrement

9:30 Ouverture du colloque

  • Margot BONNAFOUS, Euro-Institut
  • Gerhard ERMISCHER, Président de la Conférence des OING du Conseil de l’Europe
  • Michel SENIMON, Délégué Général, Association EUROPA

9:45 Conférence introductive

  • Hülliya TURAN, Adjointe à la maire de Strasbourg, en charge de l’action éducative, la vie scolaire, les aides en faveur de l’enfant scolarisé

10:15 Pause-café

10:30 Première table ronde : Les acteurs de l’éducation – État, territoires, société
Pour offrir aux élèves toutes les possibilités pour une scolarité réussie, la coopération de différents acteurs dans le monde éducatif ne peut être que bénéfique. Outre les enseignant.e.s, les parents d’élèves et les établissements scolaires, on évoquera les acteurs territoriaux, responsables des structures, mais aussi les acteurs de la société civile et du monde économique qui assument de plus en plus le rôle de partenaires éducatifs. La discussion examine les potentiels des partenariats éducatifs et présente des exemples.

Acteurs dans le domaine de l’éducation. Accent sur le système dual de formation professionnelle

  • Bernd ROTHER, responsable de section, Lycée Maria Furtwängler, Lahr, Allemagne

Partenariats éducatifs en Roumanie

  • Valentin Sorin POPESCU, Head of the Public Policies Department, Ministry of Education, Roumanie / EUROPA ONG

Coopération et rôles des différents acteurs de l’éducation à travers le plan de transformation des collèges

  • Claire RENCKLY, Directrice des projets d’éducation, Collectivité européenne d’Alsace

12:30 Pause déjeuner

13:30 Deuxième table ronde : Quels sont les défis actuels concernant l’accès à l’éducation, quels sont les attentes et les potentiels ?
Quelle est l’importance du lien entre l’origine sociale des élèves et la réussite scolaire dans nos sociétés ? Selon les évaluations PISA de l’OCDE, les milieux dans lesquels les enfants grandissent, ont toujours, dans de nombreux cas, une forte influence sur les résultats scolaires. La France, l’Allemagne, la Hongrie, la Suisse et la Belgique figurent parmi les pays de l’étude dans lesquels cet écart est important, car représenté par plus de 100 points, contre 70 points pour l’Italie, la Norvège et le Japon. Un autre thème d’actualité est l’hétérogénéité dans les établissements scolaires, tout comme l’inclusion. Puis, que faire lorsque les élèves sont constamment absents ou qu’ils abandonnent leur cursus ? Est-ce que l’enseignement privé présente des solutions différentes face à ces défis? Il s’agira ici d’identifier des approches pour renforcer l’accès à l’éducation et l’équité en matière d’éducation en Europe.

Inégalités sociales dans le système éducatif

  • Matthias BIEGERT, président GEW Ortenau-Offenburg

Le lien ou la continuité de l’inégalité des chances entre l’âge scolaire et la suite

  • Bruno MICHON, chargé de recherche et de développement, Ecole supérieure de travail éducatif et social de Strasbourg

Défis, attentes, et potentiels sous l’angle du discours méritocratique, des inégalités et du rôle de l’école

  • Rafael FEITO ALONSO, professeur de sociologie, Université Complutense de Madrid / EUROPA ONG

Au-delà de la salle de classe : L’apprentissage par l’expérience comme clé du développement des compétences orientées vers l’avenir

  • Raya KANAZIREVA, PhD, Associate Professor, Faculty of Economics and Business Administration University Center for Entrepreneurship and Project Management Sofia University “St. Kliment Ohridski” / EUROPA ONG

15:00 Pause

15:15 Troisième table ronde : Apprendre pour l’école ou pour la vie ?
Quelles sont les connaissances et les compétences qui importent pour les élèves aujourd’hui ? Comment l’école peut-elle accompagner l’usage de l’IA et des médias et quel rôle devraient jouer les compétences permettant d’assumer la vie quotidienne ? Le changement climatique, la durabilité, la démocratie, la participation sociale et politique sont autant d’aspects à considérer pour l’éducation des jeunes. Qu’en est-il de l’orientation professionnelle dans différents pays européens ? Comment réussir à éduquer les élèves pour qu’ils soient ouvert.e.s au monde ? Quel rôle jouent la mobilité, les échanges scolaires, les langues, et l’interculturalité ?

Apprendre l’allemand et le français dans le Rhin supérieur : entre héritage et tensions – Une lecture sociodidactique d’un territoire éducatif transfrontalier complexe au cœur de l’Europe

  • Chloé FAUCOMPRÉ, Maîtresse de Conférences en didactique des langues, Université de Strasbourg
  • Julia PUTSCHE, Maitresse de conférences, HDR, Didactique des langues et du FLE, Université de Strasbourg

Un lien spécifique entre l’impact de l’intelligence artificielle sur le patrimoine culturel et son potentiel en tant que vecteur d’opportunités éducatives plus larges

  • Andrea Marco COLARUSSO, Professeur en droit administratif, Università di Roma “Foro Italico” / EUROPA ONG

Approches de l’orientation professionnelle et de l’orientation future basées sur les points forts

  • Satu UUSIAUTTI, professeure en science de l’éducation – psychologie de l’éducation, Université de Laponie (Finlande) / EUROPA ONG

Un enseignement néerlandais de pointe

  • Harry ROGGE, Vice-Président de l’Association européenne de géographes, membre de la Conférence des OING du Conseil de l’Europe, président de OING-Services

Éducation à la démocratie – Quels savoirs et quelles compétences à l’école et dans la vie ?

  • Salvador SALA, Head of the European Space for Citizenship Education Unit within Formal and Non-Formal Education Division, Council of Europe

17:00 Conclusion

  • Hélène PAULIAT, Professeur de droit public (OMIJ-Limoges), Présidente d’EUROPA, Présidente Honoraire de l’Université de Limoges

17:15 Fin du colloque


21Fév 2025

EUROPA et EUPeace, l’Université européenne pour la paix, la justice et les sociétés inclusives, ont officiellement signé un protocole d’accord, marquant ainsi une étape importante dans le renforcement de la coopération dans les domaines de l’éducation, de la recherche et du développement.

Ce partenariat souligne l’engagement commun des deux organisations à promouvoir la paix, le développement et l’innovation par des efforts de collaboration.

Ce protocole d’accord définit un cadre pour des activités conjointes dans les domaines suivants : initiatives éducatives et universitaires conjointes ; projets de recherche et études sur des questions sociales ; projets de recherche et de développement technologiques ; participation conjointe à des programmes de collaboration européens.

Ce partenariat met en évidence le potentiel de la collaboration interdisciplinaire et intersectorielle dans la réalisation d’une paix et d’un développement durables. En s’appuyant sur leurs forces respectives, EUPeace et EUROPA ONG visent à apporter des solutions innovantes aux défis sociaux, technologiques et économiques à l’échelle régionale et mondiale.

Le 25 mars 2025, le Dialogue EUPeace “Renforcer les valeurs européennes s’est tenu à la Maison de Pilsen à Bruxelles.
Hélène Pauliat, Présidente d’EUROPA, a ouvert ce déjeuner-débat en intervenant sur le thème “Les universités, promotrices des valeurs démocratiques européennes“.

> LIRE SON INTERVENTION

À propos d’EUPeace

EUPeace est l’université européenne pour la paix, la justice et les sociétés inclusives.

Sa mission est de fournir aux citoyens de demain les compétences, les connaissances et l’expérience nécessaires pour cultiver la paix, la justice et des sociétés inclusives. Elle aborde explicitement toutes les sciences et tous les domaines, des sciences humaines et sociales aux sciences naturelles et de la vie, en passant par l’ingénierie.

EUPeace vise à renforcer les conditions favorables à la paix : mieux les comprendre par la recherche en les comprenant mieux grâce à la recherche, en les cultivant activement grâce à l’éducation et en les favorisant largement grâce à la sensibilisation de la société et à des pratiques innovantes.

Elle développe des expériences d’enseignement et d’apprentissage communes et innovantes. Elle rassemble l’ensemble de ses communautés universitaires pour générer des connaissances, des compétences et des approches innovantes. Elle se réunit avec ses partenaires des communautés locales et des réseaux internationaux pour co-construire des pratiques et des solutions concrètes afin de transformer ces compétences en un impact au-delà du monde universitaire.

Université de Marburg
Université Justus Liebig de Giessen
Université de Limoges
Université de Calabre
Université pontificale de Comillas
Université de Bohême occidentale
Université de Mostar
Université de Sarajevo
Université de Çukurova

+ d’infos sur : www.eupeace.eu

20Fév 2025

Évolutions et Transformations de l’Action Publique en Europe

Nom de la chaire :
ETAPE (Évolutions et Transformations de l’Action Publique en Europe)

Responsable :
Hélène PAULIAT, PR

Laboratoire associé :
OMIJ – Observatoire des Mutations Institutionnelles et Juridiques

Durée :
5 ans (2025-2030)

Pour valoriser encore mieux les différentes réflexions qu’elle a menées au cours de ces 25 dernières années, EUROPA s’est engagée dans la construction d’une Chaire d’Excellence, en partenariat avec la fondation partenariale de l’Université de Limoges et l’Observatoire des Mutations Institutionnelles et Juridiques (OMIJ, Equipe de recherche de l’Université de Limoges).

Buts :

  • Analyser les transformations de l’action publique en Europe, à travers l’examen de l’évolution de différentes politiques publiques dans plusieurs pays de l’Union
  • Fournir aux décideurs publics les infos et outils de comparaison européenne dont ils peuvent avoir besoin
  • Permettre aux acteurs socio-économiques de mieux maîtriser l’écosystème dans lequel ils interviennent, pour identifier de bonnes pratiques
  • Permettre d’améliorer la compréhension par le citoyen, des décisions prises par les pouvoirs publics dans ces différents domaines

Objectifs :

  • Etudier, de manière comparative, aux plans national et local, l’évolution de diverses politiques publiques en Europe
  • Analyser l’impact des transformations de l’action publique en Europe sur les territoires (cohésion territoriale) et sur les citoyens et leurs modes de vie (cohésion sociale)
  • Analyser et évaluer spécifiquement l’impact du numérique sur la transformation des administrations publiques et ses conséquences sur les relations entre les administrations (nationales et locales) et les citoyens
  • Améliorer la lisibilité des décisions publiques prises dans ces différents secteurs pour permettre aux citoyens de mieux comprendre les enjeux et les défis de ces politiques et pour en devenir un acteur
  • Anticiper les transformations de l’action publique en Europe pour mettre en place des outils d’aide à la décision au profit des pouvoirs publics européens, nationaux et locaux
  • Contribuer au renouvellement de la place du citoyen dans la définition et la mise en œuvre des politiques publiques ciblées par le projet
  • Réfléchir à l’évolution des systèmes judiciaires en Europe, principalement en analysant les modalités d’administration de la justice
SCHEMA-CHAIRE-ETAPE

CHAIRE 1
Les politiques publiques en Europe

Cohésion territoriale et transition énergétique (Mobilités et Energie)

CHAIRE 2
Les mutations de l’administration territoriale en Europe

Le renouvellement de la coopération locale en Europe

CHAIRE 3
L’administration numérique en Europe

L’impact des outils numériques et de l’intelligence artificielle sur l’action publique

CHAIRE 4
L’administration de la justice en Europe

Administration de la justice et impact de l’intelligence artificielle

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